Blog · Procrastination décisionnelle
Pourquoi vous repoussez la décision que vous connaissez déjà
Par Aubin Katuku M · 8 octobre 2026 · 5 min de lecture
Il y a presque toujours une décision que vous portez depuis des semaines. Vous en connaissez les données, les options, parfois même la réponse. Et pourtant elle reste en haut de la pile. Ce n'est pas un manque d'information. C'est autre chose.
Ce n'est pas un problème d'information
Quand une décision traîne, le réflexe est de chercher plus de données : une analyse de plus, un avis de plus, une semaine de plus. Ça ressemble à de la prudence. Le plus souvent, c'est de l'évitement.
Une bonne question de test : si vous aviez la réponse parfaite demain matin, la prendriez-vous vraiment ? Si la réponse est « pas sûr », le blocage n'est pas dans les chiffres.
Les trois vrais blocages
Une conversation difficile. La décision implique de dire non, de licencier, de renégocier, de décevoir quelqu'un. Tant que vous ne décidez pas, vous n'avez pas à avoir cette conversation.
Un coût caché que vous refusez de regarder. Chaque option perd quelque chose. Décider, c'est accepter la perte de l'autre option, et on reporte pour ne pas la sentir.
Un doute sur soi déguisé en doute sur la situation. « Ce n'est pas le bon moment » veut parfois dire « je ne me sens pas capable de l'assumer ».
Une méthode en 20 minutes : le modèle GROW
Le modèle GROW (Goal, Reality, Options, Will) force l'ordre dans lequel on réfléchit. L'étape qui change tout est Reality : décrire la situation en faits, y compris ce que vous évitez de regarder.
Prenez la décision que vous repoussez le plus longtemps et répondez, par écrit, à ces quatre questions. Quel résultat voulez-vous, daté ? Où en êtes-vous réellement, en faits ? Quelles sont toutes les options, même celles que vous écartez ? Qu'allez-vous faire, quand, et comment saurez-vous que c'est fait ?
La dernière question compte plus que les autres : une décision sans date n'est qu'une intention.
Pourquoi écrire ne suffit pas toujours
Seul, on se donne facilement raison. C'est pourquoi les dirigeants font appel à un coach ou à un pair : quelqu'un qui pose la question gênante et qui revient à l'échéance demander « alors, c'est fait ? ». C'est exactement le rôle que nous avons donné à SparrGROW, entre vos séances ou à la place d'un interlocuteur quand il n'y en a pas.
La question de la semaine
Quelle décision repoussez-vous depuis plus de trois semaines, et qu'est-ce que vous évitez en la repoussant ?
Pour la travailler pas à pas, utilisez la fiche de décision GROW ou essayez SparrGROW 14 jours, sans carte.